Mais la langue française ne doit pas être une obligation ou un préalable à l’entrée et au séjour. En effet, aujourd’hui avec le nouveau slogan d’immigration « choisie » et la loi CESEDA, la non-maîtrise de la langue française risque de devenir un critère de refus d’entrée pour les nouveaux arrivants voire même du non-renouvellement des titres de séjour.
Depuis trop longtemps la philosophie qui sous-tend toutes les politiques d’entrée et de séjour des étrangers en France a pour fondement une conception strictement policière, sécuritaire et/ou utilitariste de l’immigration, selon les besoins. Conditionner l’intégration à la maîtrise des flux migratoires et à la lutte contre l’immigration irrégulière c’est condamner des millions de personnes, à vivre dans l’incertitude, la précarité et finalement à l’exclusion. C’est cette conception et cette logique qu’il faut inverser.
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